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jeudi 4 mars 2010

Un nouveau Mac ?

C'est assez curieux pour moi de parler de Mac ici. D'ailleurs, je ne vais pas en parler :) . Enfin presque...

En voyant cette image, j'ai vraiment cru à une publicité pour un Mac/iMac/MacOS (Rayez les mentions inutiles), enfin un truc pour Mac maniac quoi. Et pourtant, ça parle d'Ubuntu.

Le truc, c'est que cette image est tirée du blog de Mark Shuttleworth himself, dans un billet présentant le nouveau design du logo et de la distribution (Là il n'y a pas de mention à rayer). Ma perception est peut-être altérée, ou alors je suis mauvaise langue (Ouh, que c'est laid d'avoir d'aussi mauvaises pensées LOL ).

Au delà de cette péripétie, je ne vous ferai pas l'affront de vous re-présenter tout ce que d'autres ont déjà dit [1]. Je ne vous dirai pas non plus ce que j'en pense : Globalement, tout le monde s'en fout (de ce que j'en pense). Juste comme d'habitude, les goûts et les couleurs...

Par contre, j'ai trouvé un intéressant billet de Benjamin Humphrey sur les incohérences de ce nouveau design. Benjamin Humphrey n'est pas un perdreau de l'année en matière de design (du moins, c'est lui qui le dit). Si vous lisez l'anglais, je vous invite à lire son billet qui est très complet. Pour les non anglophones, j'en extrais juste quelques informations pour le fun :

En préambule (Enfin, dans son billet, c'est une mise à jour), Benjamin Humphrey prévient que ses impressions sur les copies d'écran sont, semble-t-il, basées sur des versions non définitives, proposées par un utilisateur qui aime avoir ses boutons de contrôle de fenêtre à gauche. C'est une curiosité, mais il est bon d'attendre que ça arrive sur nos bureaux avant de crier au loup. Ceci étant dit, Jono Bacon présente aussi ces copies d'écran, issues du thème Light, et les boutons de contrôle sont bien à gauche. Idem sur le wiki.

Benjamin Humphrey pointe cependant quelques incohérence sur les logos. Visuellement, c'est flagrant et potentiellement perturbant : Finalement, lequel est le bon ? En fait...tous.

Le nouveau logo

Le même, sur Ubuntu Brainstorm (Ah ben, non c'est pas le même)

Celui d'Ubuntu QA (L'équipe qualité)

Celui proposé pour Spread Ubuntu (Cette fois, c'est cohérent, mais inversé)

Le bouton disponible dans le panel Gnome

Et enfin, celui du Splash Screen (Tiens, il a gardé les anciennes couleurs)

Gageons que tout cela va changer et s'adapter au fil du temps. Il ne faudrait quand même pas que ça traîne trop, quand on connait le pouvoir de l'image. Si on souhaite que de nouveaux utilisateurs s'y retrouvent [2], il faut que ce soit cohérent.

PS : Je vais quand même vous dire ce que je pense du nouveau logo (Euh, oui, mais lequel ?) : Je le trouve assez sympathique, parce qu'il est simple, et que les meilleures choses sont aussi les plus simples.

Notes

[1] chez e-node, Respawner ou Zippy par exemple

[2] Les anciens sauront toujours retrouver leurs marques

mardi 16 février 2010

Blender : Sprintez pour Durian

sintel.jpegSi vous avez quelques talents en modélisation sous Blender et que vous souhaitez participer au projet Durian, rendez-vous Samedi 20 février (oui, samedi prochain), à partir de 14h00, heure de Paris (Ce sera un poil plus tôt pour vous si vous habitez Los Angeles), sur le canal #blenderdurian du réseau IRC Freenode pour participer au Community Modeling Sprint (non, inutile de chausser vos chaussures qui courent vite :-D ). Vous pourrez y rencontrer l'équipe du projet Durian et participer à la modélisation d'objets et autres fioritures nécessaires à la réalisation de ce court métrage.

Je ne saurais trop vous conseiller de vous équiper de Blender 2.5, puisque c'est cette version que l'équipe de Durian utilise. Il sera par ailleurs nécessaire de disposer d'un compte sur Blend Swap pour soumettre vos créations.

Récompense : La gloire intergalactique.

L'annonce sur le blog du projet Durian

À propos de Durian

Durian est un projet de la fondation Blender, visant à utiliser Blender 2.5 en conditions réelles de production. Ce projet permettra d'améliorer de manière significative la version 2.5 de Blender 3D, outil libre de création 3D, grâce à la création d'un court métrage intitulé Sintel. Durian fait suite aux autres projets du même type de la fondation, qui ont donné vie à 2 courts métrage (Elephants Dream et Big Buck Bunny) et à un jeu (YoFrankie). La plupart des ressources produites pendant les projets sont placées sous licences libres.

dimanche 14 février 2010

Inkscape : Pixelsnap et JessyInk sont dans un bateau

2 extensions Inkscape vraiment étonnantes et à découvrir de toute urgence si vous avez besoin de réaliser des présentations sympathiques, ou si dans vos exports bitmaps, il y a toujours ce petit quelque chose d'indéfinissable qui vous gêne, Pixelsnap et JessyInk.

Pixelsnap : Des lignes droites bien placées

Ça a l'air évident : un logiciel de dessin vectoriel doit être capable de placer tous vos objets au pixel près. Sauf qu'un dessin vectoriel, par définition, ça ne marche pas avec des pixels. C'est un peu capillotracté ce que je viens d'écrire, mais c'est ce qui fait toute la différence avec un dessin bitmap. Si vous avez déjà utilisé Inkscape pour réaliser par exemple un mockup de design web, au moment de l'export bitmap, il arrive que certaines lignes droites ressortent floues. C'est particulièrement vrai lorsque vos lignes font un pixel de large. J'avais remarqué ce problème particulier, et il m'a aussi été remonté dans les démonstrations réalisées lors de la dernière Ubuntu Party à paris.

Pixelsnap se charge d'ajuster ça, de façon à faire en sorte que vos lignes droites soient parfaitement placées et que ce malencontreux effet de flou disparaisse. Il est évidemment nécessaire de bien faire des essais, afin de ne pas dégrader le rendu final. Une fois bien utilisé, les résultats sont concluants (Cliquez sur l'image pour la visualiser en taille réelle). pixelsnap.png

L'installation en est très simple :

  • Télécharger l'archive de Pixelsnap sur le site officiel.
  • Décompressez l'archive avec votre gestionnaire d'archive préféré.
  • Vous trouverez dans le répertoire décompressé un fichier .inx et un fichier .py. Placez ces fichiers dans votre répertoire personnel d'extension Inkscape. Chez moi, sur Ubuntu 9.10, les extensions sont dans /home/MON-USER/.config/inkscape/extensions.[1]
  • Redémarrez Inkscape, une nouvelle extension Pixelsnap fait son apparition dans le menu...Extensions.

Pixelsnap est sous licence libre MIT.

JessyInk : Des présentations interactives (ou pas) en SVG

jessylogo.jpgAprès la simplicité de Pixelsnap, JessyInk est d'une autre trempe. Cette extension a pour objectif de vous permettre de réaliser des présentations. Elle demande un minimum de maîtrise d'Inkscape et de ses calques. JessyInk permet d'associer à un fichier au format ouvert SVG des commandes Javascript, permettant d'interagir avec les objets des calques, et de leur appliquer des effets de zoom, de transition...Il est possible d'assigner un effet différent à chaque objet de votre calque, ou encore de dessiner sur votre présentation directement depuis le navigateur.

Il est par ailleurs possible d'exporter le document dans un fichier PDF (Chaque calque devient une page du PDF), ou dans des fichiers PNG (Chaque calque génère une image PNG). Une démonstration est disponible ici (lisible avec un navigateur de qualité, pas IE quoi...). La présentation se contrôle avec les touches fléchées de votre clavier.

L'installation et l'utilisation se déroulent en 2 étapes : Installation et Post-installation

Installation

Si vous êtes sur ubuntu 9.04, 9.10 ou 10.04, il existe un dépôt PPA (Ce dépôt n'est pas officiel, vous l'utilisez à vos risques et périls). En savoir plus sur l'ajout de dépôt. Installez alors le paquet jessyink.

Pour tous les autres ou si vous préférez l'installer manuellement :

  • Téléchargez l'archive de JessyInk sur le site officiel
  • Décompressez l'archive avec votre gestionnaire d'archive préféré.
  • Copiez le contenu du répertoire décompressé dans votre répertoire d'extension Inkscape.

Post-Installation[2]

  • Relancez Inkscape
  • Rendez vous dans le menu Extensions > JessyInk et sélectionnez l'option Install/Update. Il ne se passera rien de particulier, mais l'extension sera bien installée.

Le tutoriel pour JessyInk arrive.

JessyInk est sous licence libre GNU GPL V3 ou spérieure.

Notes

[1] Appel à contribution : Il y a sans doute des afficionados de la ligne de commande qui pourront nous expliquer comment réaliser le téléchargement, la décompression et le déplacement des fichiers d'un seul coup.

[2] Pour Ubuntu comme pour les autres, on ne va pas tout vous mâcher non plus ;)

mardi 22 décembre 2009

Project London : Ça n'a rien à voir avec Londres...

Je viens de découvrir un projet ambitieux, appelé Project London. Ce projet est ambitieux à plusieurs titres :

  • Il n'a pas de budget.
  • Ce sera le premier long métrage réalisé avec Blender.
  • Il est réalisé par une communauté d'artistes et de développeurs.

Ça fait beaucoup pour un long métrage.

L'un des plus intéressants challenges du projet est sans doute celui de l'utilisation de Blender. Bien que Blender ait démontré des qualités évidentes, et malgré les productions réalisées par la Fondation Blender (Elephants dream, Yo Frankie, Big Buck Bunny, ou actuellement Sintel), il n'a jamais été utilisé comme outil principal de post-production pour un long métrage. Du reste, lors de ses productions, la Fondation Blender n'a pas pour objectif de réaliser des courts métrages ou des jeux, mais ne fait que les utiliser pour faire progresser Blender (En passant, voilà une méthode particulièrement efficace pour faire progresser un logiciel libre. À bon entendeur...).

Jawbone.tv vient de publier une interview de Ian Hubert, scénariste et metteur en scène de ce film dont la sortie est prévue en milieu d'année prochaine. Pour les non anglophones, quelques passages :

Jawbone.tv : Pourquoi avoir choisi Blender comme outil de production 3D principal ?
Ian Hubert : (...) Il y a une grande communauté de gens très talentueux, animés par le goût de l'expérimentation, et c'est cette communauté qui nous a aidé à réellement sortir la post-production de terre. Nous avons souvent de l'aide de gens qui cherchent juste à affiner leurs compétences dans certains domaines, tout en travaillant sur quelque chose de sympa.

Jawbone.tv : À notre connaissance, c'est le plus gros projet d'effets spéciaux entrepris avec Blender. Comment est ce que ça se passe ?
Ian Hubert : Blender se comporte vraiment très bien. Le film est intégralement en haute définition, et le temps de rendu moyen par image est actuellement d'environ 5 minutes. Ce n'est que récemment que j'ai commencé à réaliser la puissance que ses options de rendu fournissent. Je travaille actuellement sur la grande bataille finale, dans laquelle un robot high-poly (Note pour les non connaisseurs : Un High-Poly est un modèle 3D construit avec un très grand nombre de polygone, au contraire des low-poly, tels qu'ils peuvent être utilisés par exemple dans les jeux) fait face à une créature contenant un nombre de polygones encore plus important. Le strict nombre de polygones nous interdit de calculer la scène d'une seule traite. Mais en ajustant les options de rendu, nous sommes capables d'intégrer uniquement les objets nécessaires à chaque passe. Sans les options de rendu, nous aurions sans doute dû réduire de manière significative le nombre de polygon des modèles.

Jawbone.tv : Sur des projets de cette importance, (...) Hollywood emploient des développeurs pour personnaliser le logiciel pour eux. Est ce qu'il a été difficile de persuader les développeurs de Blender de faire la même chose ?
Ian Hubert : La nature ouverte de Blender nous a offert beaucoup de flexibilité, lorsqu'il s'est agit de modifier le code. (...) Je me rappelle d'une fois où j'ai interrogé Dolf Veenvliet (Membre du conseil de certification de Blender), pour savoir si Blender était capable de sélectionner tous les objets sans textures dans une scène. 20 minutes plus tard, il m'envoyait un fichier en me disant : "Maintenant, il sait !". Cet aspect communautaire est une des choses qui facilite le développement de Blender, et nous lui en sommes reconnaissant. Lorsque le film sortira, nous livrerons également un grand nombre des modèles et animations que nous développons, en reconnaissance de l'effort fourni par la communauté.

Jawbone.tv : Au fait, pourquoi Project London, alors que l'équipe principale est basée à Seattle aux États-Unis ?

Ian Hubert : Pourquoi le film s'appelle Project London est un mystère perdu dans le temps. J'ai inventé ce nom il y a des années, et l'ai sans doute rendu tellement abstrait que nous devrions être contraint de le changer en quelque chose de plus approprié : C'est quelque chose que nous avons jusqu'à présent évité avec succès.

Le film devrait être disponible en ligne à sa sortie. Pas d'information sur la licence, mais c'est assurément un projet à suivre...

samedi 7 novembre 2009

Un nouveau thème pour ubuntu 10.04 ? Ah ben non...

Durant la dernière Ubuntu Open Week a eu lieu une session Ask Mark, permettant de s'adresser directement à Mark Shuttleworth. Durant cette session, un impertinent a eu l'outrecuidance de lui poser la question qui tue :

(12:51:15 PM) akgraner: <artir> QUESTION: New artwork for Lucid?

dont la traduction très approximative pourrait être : "Est ce qu'enfin on va voir un nouveau thème arriver avec cette version ?"

La réponse est très claire :

(12:51:25 PM) sabdfl: new window decorations
(12:51:34 PM) sabdfl: some new icons for the panel indicators
(12:51:44 PM) sabdfl: some new styling on boot and login
(12:51:50 PM) sabdfl: no new gtk theme

Une manière diplomatique, mais directe, de dire : "Euh...ben non". Si c'est du teasing, c'est fait à l'envers ;) .

Source

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